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Joseph Yacoub : sortir l’extermination des premiers chrétiens de l’oubli

Sep-20-2016 at 09:25 AM (UTC+3 Nineveh, Assyria)

Joseph Yacoub
Joseph Yacoub : sortir l’extermination des premiers chrétiens de l’oubli
Article du : 4 février, 2015

Invité mercredi 28 janvier par le Centre national de la Mémoire arménienne à présenter son dernier ouvrage, “Qui s’en souviendra ? 1915 : le génocide assyro-chaldéo-syriaque”, le professeur Joseph Yacoub, de l’université catholique de Lyon est revenu sur le génocide de ce peuple, chrétien depuis le 1er siècle, commis en 1915.

Interview de Joseph Yacoub, professeur honoraire de sciences politiques à l’université catholique de Lyon.

Nor Haratch : Pourquoi le génocide des Assyro-chaldéo-syriaques, dont on célèbre le centenaire cette année, est-il moins connu de l’opinion publique ?

Joseph Yacoub : Dans les années 1920 et même pendant les événements, cette tragédie avait été très largement relatée dans les média occidentaux : en France, de nombreux articles ont paru dans la presse « Le Journal », « Le Petit journal », « Le Gaulois », « La Croix ». Au lendemain du génocide, un certain nombre d’ouvrages ont été publiés en français, en anglais et dans d’autres langues pour attirer l’attention de l’opinion sur la situation alarmante des massacres commis contre les Assyro-chaldéens, au même titre que les Arméniens. Il existe une documentation abondante et en plusieurs langues sur cette affaire dans les années 20 et 30, mais c’est à partir de la Seconde Guerre qu’une chape de plomb a été posée sur ce génocide. Ce n’est que dans les années 80, qu’une nouvelle génération de la diaspora assyro-chaldéenne aux USA et au Canada a fait resurgir cette question.

Nor Haratch : Comment peut-on présenter ce peuple à trois composantes sur le plan religieux et géopolitique ?

Joseph Yacoub : Sur le plan confessionnel, il faut savoir que tous les Assyro-chaldéens sont chrétiens, dès le 1er siècle. Il y a les Assyriens qu’on appelle injustement les Nestoriens. Les Chaldéens sont issus de l’ancienne Église d’Orient, dite Nestorienne, qui sont entrés en lien avec Rome et devenus catholiques. Les Syriaques sont une communauté, remontant au 1er siècle, à majorité orthodoxe, qu’on appelle les Syriaques jacobites, certains sont aussi catholiques. A ces trois composantes, s’ajoute une autre, celle des Assyro-chaldéens protestants (depuis les années 1830).
Sur le plan géopolitique, cette communauté vivait aux confins de l’Empire ottoman (région de Diyarbakir, Mardin, Van, Midyat) et de la Perse (autour du lac d’Ourmiah et de Salmaste dans l’Azerbaïdjan iranien), une région très sensible et de hautes montagnes.

Nor Haratch : Quel est l’avenir des Assyro-chaldéens et comment sont-ils perçus en France ?

Joseph Yacoub : Il faut savoir que les 100.000 Assyro-chaldéens du Hakkari, par exemple d’où mes parents sont originaires, ont disparu de cette région, la moitié tuée en 1915-1918, l’autre moitié exilée vers l’Irak, la Syrie, en Iran et dans le Caucase. Cette communauté est dispersée dans 40 pays à travers le monde. En France, les premiers Assyro-chaldéens sont arrivés, après le génocide, à Marseille et à Toulouse, mais le gros contingent est venu vers 1980 de Turquie puis d’Irak. La communauté en France, qui compte 20.000 membres, surtout dans le Val d’Oise et à Sarcelles en particulier, est porteuse d’espérance, pour son travail de mémoire et par son dynamisme, des églises ont été construites, des associations constituées, un magazine commence à être édité et une stèle en hommage aux 250.000 victimes du génocide a été érigée, etc. La municipalité de Sarcelles est engagée dans les commémorations du Centenaire, où plusieurs initiatives sont en cours de réalisation.

Propos recueillis par Edouard MARDIROSSIAN

A lire également :

Décines : Qui se souvient des Assyro-chaldéens?

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1. Décines : Qui se souvient des Assyro-chaldéens ?

Sep-20-2016 at 09:29 AM (UTC+3 Nineveh, Assyria)

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Décines : Qui se souvient des Assyro-chaldéens ?
Article du : 2 février, 2015

Une conférence exceptionnelle sur le Génocide des Assyro-chaldéens dans l’Empire ottoman s’est tenue le 28 janvier dernier, dans le cadre de l’exposition du CNMA de Décines sur les Génocides du XXe siècle, ouverte au public les mercredis, vendredis et samedis jusqu’au 28 février.

« Connaître et reconnaître le génocide des Assyro-chaldéens », tel était le thème de la conférence-débat qui s’est tenue au Centre national de la Mémoire arménienne à Décines le 28 janvier dernier. Hormis les exactions commises à l’encontre des populations non-musulmanes pendant tout le XIXème siècle sous les Sultans, les populations chrétiennes allaient connaître des persécutions sur une plus grande échelle durant les dernières années de l’Empire ottoman, jusqu’à l’instauration de la République turque en 1922-1923 : les Arméniens, les Grecs, les Assyro-chaldéens, les Syriaques et les Nestoriens notamment.

Joseph Yacoub, professeur honoraire de sciences politiques à l’université catholique de Lyon, a présenté mercredi 28 janvier au Centre national de la Mémoire arménienne son dernier ouvrage, « Qui s’en souviendra ? 1915 : le génocide assyro-chaldéo-syriaque ». Un titre bien à propos, puisque dans ce lieu de mémoire à Décines, une intéressante exposition* consacrée aux génocides du XXème siècle est présentée au public, sans faire mention au génocide de ce peuple, chrétien depuis le 1er siècle.

Une documentation considérable

Ayant soutenu en janvier 1985 une thèse de doctorat en histoire en quatre volumes sur « La question assyro-chaldéenne, les Puissances européennes et la Société des nations » – donnant l’occasion. Visage grave sur un sujet toujours méconnu à ce peuple de sortir de l’anonymat et au génocide qu’il subit en 1915 de l’oubli -, Joseph Yacoub est l’un des défenseurs les plus actifs pour faire reconnaître sur le plan universel un crime ayant fait 250 à 270.000 victimes sous le régime des Jeunes-Turcs, dont 138.000 martyrs chez les Syriaques. Sur les quelque 600.000 assyro-chaldéo-syriaques habitant essentiellement dans les régions de Diyarbakir, de Mardin, du Hakkari, de Salmaste et dans les environs du lac d’Ourmiah, la moitié de ce peuple sera décimée entre octobre 1914 et le 31 juillet 1918.

La documentation concernant ce génocide est aujourd’hui particulièrement abondante de par ses sources, par ses auteurs de différents horizons (missionnaires américains presbytériens, bénédictins, anglicans, russes, etc.) et les rapports officiels, comme le Livre bleu britannique d’Arnold Toynbee, dans lequel 104 pages sont consacrées aux massacres subis par ce peuple, précise Joseph Yacoub, qui affirme par ailleurs que la révélation récente d’une documentation encore plus importante devra permettre de publier Connaître et reconnaître le génocide des Assyro-Chaldéens.

Une cause oubliée

Sur le plan revendicatif, la présence de cinq délégations assyro-chaldéennes à la Conférence de la Paix à Paris en 1919 n’a pas donné de résultats, comme pour le Traité de Sèvres, dans lequel cette population avait été englobée dans un territoire kurde (article 62) aux frontières non définies par le président Wilson, avant de tomber définitivement dans les oubliettes à Lausanne en 1923.La visite deux ans plus tôt de Claire et Joseph Yacoub en Arménie, au Madénataran en particulier, où se trouvent de nombreux manuscrits en langue araméenne, fera l’objet d’une nouvelle publication d’un tout autre genre pour enrichir la connaissance christologique des Assyro-chaldéens.

Edouard MARDIROSSIAN

Exposition ouverte, au 32, rue du 24 avril 1915, les mercredis, vendredis et samedis jusqu’au 28 février

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Assyria \ã-'sir-é-ä\ n (1998)   1:  an ancient empire of Ashur   2:  a democratic state in Bet-Nahren, Assyria (northern Iraq, northwestern Iran, southeastern Turkey and eastern Syria.)   3:  a democratic state that fosters the social and political rights to all of its inhabitants irrespective of their religion, race, or gender   4:  a democratic state that believes in the freedom of religion, conscience, language, education and culture in faithfulness to the principles of the United Nations Charter — Atour synonym

Ethnicity, Religion, Language
» Israeli, Jewish, Hebrew
» Assyrian, Christian, Aramaic
» Saudi Arabian, Muslim, Arabic
Assyrian \ã-'sir-é-an\ adj or n (1998)   1:  descendants of the ancient empire of Ashur   2:  the Assyrians, although representing but one single nation as the direct heirs of the ancient Assyrian Empire, are now doctrinally divided, inter sese, into five principle ecclesiastically designated religious sects with their corresponding hierarchies and distinct church governments, namely, Church of the East, Chaldean, Maronite, Syriac Orthodox and Syriac Catholic.  These formal divisions had their origin in the 5th century of the Christian Era.  No one can coherently understand the Assyrians as a whole until he can distinguish that which is religion or church from that which is nation -- a matter which is particularly difficult for the people from the western world to understand; for in the East, by force of circumstances beyond their control, religion has been made, from time immemorial, virtually into a criterion of nationality.   3:  the Assyrians have been referred to as Aramaean, Aramaye, Ashuraya, Ashureen, Ashuri, Ashuroyo, Assyrio-Chaldean, Aturaya, Chaldean, Chaldo, ChaldoAssyrian, ChaldoAssyrio, Jacobite, Kaldany, Kaldu, Kasdu, Malabar, Maronite, Maronaya, Nestorian, Nestornaye, Oromoye, Suraya, Syriac, Syrian, Syriani, Suryoye, Suryoyo and Telkeffee. — Assyrianism verb

Aramaic \ar-é-'máik\ n (1998)   1:  a Semitic language which became the lingua franca of the Middle East during the ancient Assyrian empire.   2:  has been referred to as Neo-Aramaic, Neo-Syriac, Classical Syriac, Syriac, Suryoyo, Swadaya and Turoyo.

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